Ces chemins qui sentent bon la noisette
Fiche info
Ces chemins qui sentent bon la noisette
La Vézère
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Point de vue sur Saint-Cirq
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Pooint de vue sur Les Eyzies
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Point de vue sur la Vallée de la Vézère
Ces chemins qui sentent bon la noisette
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Ces chemins qui sentent bon la noisette
Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
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Ces chemins qui sentent bon la noisette
Ces chemins qui sentent bon la noisette
Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil (route campagne-Le Bugue)
Couleurs et senteurs d'automne. L'occasion de faire une belle promenade en Vallée Vézère.

L’automne s’est installé et pare la Vallée de la Vézère d’un manteau flamboyant. Rouge, jaune, marron et vert composent la palette automnale.

Quoi de mieux qu’une promenade au beau milieu de paysages embrasés pour profiter pleinement de la douce lumière et des senteurs d’automne. Les sentiers de randonnée coupent à travers champs, à travers bois, offrent des points de vue à couper le souffle.
Chemin faisant, je ramasse quelques noix, noisettes ou encore châtaignes que je dégusterai devant un bon feu de cheminée avec un verre de cidre ou de vin chaud.

Tout un environnement qui appelle à la poésie…

 

RAYON D’OCTOBRE (I)

Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l’été ranime les buissons.
Un vent frais, que l’odeur des bois fanés sature,
Sur l’herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.

Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d’argent. Sur la marge des prés,
Les derniers fruits d’automne, aux reflets verts et roses,
Reluisent à travers les rameaux diaprés.

Forêt verte qui passe aux tons chauds de l’orange ;
Ruisseaux où tremble un ciel pareil au ciel vernal ;
Monts aux gradins baignés d’une lumière étrange.
Quel tableau ! quel brillant paysage automnal !

À mi-côte, là-bas, la ferme ensoleillée,
Avec son toit pointu festonné de houblons,
Paraît toute rieuse et comme émerveillée
De ses éteules roux et de ses chaumes blonds.

Aux rayons dont sa vue oblique est éblouie,
L’aïeul sur le perron familier vient s’asseoir :
D’un regain de chaleur sa chair est réjouie,
Dans l’hiver du vieillard, il fait moins froid, moins noir.

Calme et doux, soupirant vers un lointain automne,
Il boit la vie avec l’air des champs et des bois,
Et cet étincelant renouveau qui l’étonne
Lui souffle au coeur l’amour des tendres autrefois.

De ses pieds délicats pressant l’escarpolette,
Un jeune enfant s’enivre au bercement rythmé,
Semblable en gentillesse à la fleur violette
Que l’arbuste balance au tiède vent de mai.

Près d’un vieux pont de bois écroulé sur la berge,
Une troupe enfantine au rire pur et clair,
Guette, sur les galets qu’un flot dormant submerge,
La sarcelle stridente et preste qui fend l’air.

Vers les puits dont la mousse a verdi la margelle,
Les lavandières vont avec les moissonneurs ;
Sous ce firmament pâle éclate de plus belle
Le charme printanier des couples ricaneurs.

Et tandis que bruit leur babillage tendre,
On les voit déroulant la chaîne de métal
Des treuils mouillés, descendre et monter et descendre
La seille d’où ruisselle une onde de cristal.

Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales