Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fiche info
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Affiche visite guidée nocturne de Fanlac - Mercredi 19 juillet 2017
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
place du village avec sa croix
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Le pigeonnier
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Clocher en mur
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Jacquou devant l'église de Fanlac
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
Fanlac, pays de Jacquou le Croquant
La maison de Jacquou
Le village de Fanlac est à seulement 8km de Montignac-Lascaux. C'est un village typiquement périgourdin, très bien fleuri et jalonné de maisons en pierre souvent coiffées de toits en lauzes. Fanlac est le théâtre du célèbre roman de l'écrivain périgourdin Eugène Le Roy, "Jacquou Le Croquant" mais aussi celui du feuilleton du même nom réalisé dans les années 60 par Stellio Lorenzi. Aujourd'hui, Fanlac est le théâtre de visites guidées nocturnes qui nous conduisent sur les pas de ce cher Jacquou.

Le Périgord est riche en patrimoine. Cette terre a su inspirer Eugène Le Roy qui place son histoire au cœur de lieux existants. Il s’agit principalement du secteur de la forêt Barade autour de Rouffignac où se situe le Château de l’Herm, mais aussi les villages de Fanlac et de Bars.


Eugène Le Roy  et l’arrivée de Jacquou le Croquant

Eugène Le Roy est un écrivain Français du 19e siècle. Il est enj autre l’auteur de Jacquou le Croquant, fut percepteur à Montignac au 19° siècle. De nombreux, sinon la plupart de ses romans ont pour cadre le Périgord Noir.

C’était un homme non conformiste avec des idées politiques républicaines bien ancrés ! C’est un écrivain qui a su, durant son époque, se faire remarquer, connaitre et respecter pour ses valeurs et son travail.

Eugène le Roy, est né au Château de Hautefort en Dordogne, le 29 novembre 1836. Ses parents sont domestiques et n’ont pas le temps de s’occuper de lui, il est alors élevé par une modeste famille paysanne. Ses souvenirs d’enfances marqueront fortement son œuvre future. Beaucoup de ses récits auront pour thème de l’abandon, c’est à l’époque, une réalité sociale indéniable.

Pendant sa vie, il a connu, la pauvreté, l’abandon, la mort de ses proches, l’injustice. Ces différents thèmes se retrouvent dans ses écrits. « L’égoïsme m’indigne, la méchanceté m’exaspère, l’injustice me révolte, la misère me saigne le cœur. » Voici une des citations de l’écrivain qui exprime très clairement, ses valeurs profondes. Libre penseur, il se révolte dans chacune de ses oeuvres et fait ressortir son extrême dégoût pour l’injustice et  les intolérances religieuses.

Il décide de dénoncer les nombreuses injustices de son époque par le biais de l’écriture. Eugène met sur papier, tout au long de sa vie, les malheurs des personnes qu’il côtoie tous les jours (il est percepteur à Montignac). Ses notes seront les maillons précieux de ses romans. En 1899, il publie Jacquou le Croquant, un roman qui retrace la révolte d’un jeune paysan contre les injustices de son époque, ce livre permettra à Eugène d’acquérir la notoriété qu’on lui connait aujourd’hui.

Jacquou Le Croquant, son histoire dans l’Histoire

« Jacquou le Croquant » raconte l’histoire d’un enfant imaginé par Eugène Le Roy et basée sur des faits et des lieux réels. Publié en 1899, l’action se passe en 1830 dans la forêt Barade (commune de Fanlac) et décrit la lutte d’un jeune paysan en révolte contre la misère due à l’oppression du seigneur de l’Herm : le comte de Nansac.

L’histoire se déroule en 1815, pendant la Restauration. Le seigneur du château de l’Herm, le comte de Nansac, terrorise les paysans.  Le père de Jacquou, lui même paysan, décide de l’assassiner. Il échoue et sera condamné aux galères où il y mourra peu après. La mère de Jacquou doit quitter Combenègre, épuisée et sans travail ni argent. Elle meurt à son tour. Jacquou est orphelin, il a neuf ans.

Il se débrouille seul et échoue à Fanlac où le curé du village va le recueillir, il s’occupe de lui et l’éduque. Jacquou se remet petit à petit mais n’oubliera jamais, l’injustice qui a fait mourir ses parents. À la mort du curé, il fréquente Lina et devient charbonnier.

Un soir, alors qu’il est en train de braconner dans les bois du comte, Jacquou se fait prendre par les gardes et se fait enfermer dans les oubliettes du château. C’est le chevalier de Galibert qui le délivre menaçant alors le compte, de dénoncer à la justice ses pratiques honteuses. Jacquou enfin libre, ne désire qu’une chose, retrouvais Lina… Mais le temps a passé et la malheureuse s’est suicidée, persuadée alors, que son compagnon était décédé. Cette nouvelle va pousser Jacquou à la vengeance.

Il réunit toutes les personnes qui ont à se plaindre du comte et dieu sait s’ils sont nombreux… ensembles, ils décident de bruler le château. Nansac est ruiné, Jacquou, lui, est jugé et libéré. Il revient à l’Herm où il se mari et reprend son métier de paysan, vengé des injustices qu’il aura subi tout au long de sa vie.

 

Jacquou Le Croquant, le feuilleton

Son roman le plus connu est sans nulle doute Jacquou le Croquant qui passa à la postérité grâce au feuilleton TV de Stellio Lorenzi tourné puis diffusé à la fin des années 60.

Le film a pour cadre principal la vallée de la Vézère : le château de l’Herm et surtout le village de Fanlac, celui là même où le curé Bonnal recueille Jacquou devenu orphelin.

 

Mais encore, plus récemment, la BD « Jacquou Le Croquant – Le Serment »

Stéphane Laumonier, aidé par Thierry Félix et Philippe Bigotto, sortent en 2012 la BD « Jacquou le croquant – Le Serment ».
Avec de fréquents rappels du texte original, cet album est un bon moyen de découvrir cette œuvre, véritable peinture sociale de la société périgordine au XIXème siècle, et une vision graphique originale pour ceux qui l’on déjà lue.

Stéphane Laumonier est un auteur sarladais édité par les éditions Dolmen. C’est tout naturellement que ses BD adoptent pour décor l’histoire de sa région.

Il s’agit de la quatrième bande dessinée de Stéphane Laumonier, auteur notamment de « La révolte des croquants » en 2005.

Vous êtes un inconditionnel de Jacquou Le Croquant, roman, BD, film ou encore série tv, rien de tel pour vous que de venir sur ses traces en Périgord.

 

« L’égoïsme m’indigne, la méchanceté m’exaspère, l’injustice me révolte, la misère me saigne le cœur. »
Eugène Le Roy (1836 – 1907).

Cette citation de l’auteur de Jacquou le Croquant résume bien les sentiments que chacun de nous éprouve en lisant ou en découvrant l’histoire de Jacquou sur les petits et grands écrans.