Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
Fiche info
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
Affiche Fête de la Musique en Vallée Vézère 2017
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
Cro-Magnon et la musique en Vallée Vézère
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
France Musique
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Sud Ouest
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
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Affiche 2012
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
Du tam tam préhistorique à la Fête de la Musique !
L'Homo musicus en a fait du chemin depuis le tam tam préhistorique ! Du p'tit boeuf autour du feu en comité restreint, il est passé à la grosse teuf sur la place publique pour la Fête de la Musique... ;-) Depuis la fin du 20ème siècle, la fête de la musique est fixée à une date unique et symbolique, le 21 juin, jour du solstice d’été. C'est une grande manifestation populaire gratuite et ouverte à tous les musiciens, amateurs de tous niveaux ou professionnels, elle célèbre la musique vivante et met en valeur l’ampleur et la diversité des pratiques musicales, ainsi que tous les genres musicaux. Elle s’adresse à tous les publics et contribue à familiariser à toutes les expressions musicales les jeunes et les moins jeunes de toutes conditions sociales. Que nous propose donc l'homo musicus en vallée Vézère ?

Historique de la fête de la musique

En octobre 1981, Jack Lang, ministre de la Culture, nomme Maurice Fleuret au poste de directeur de la musique et de la danse. Maurice Fleuret applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution et pose les fondements d’une nouvelle conception : « La musique sera partout et le concert nulle part » ! Il évoque une « révolution » dans le domaine de la musique, qui tend à faire se rencontrer toutes les musiques – sans hiérarchie de genre ni d’origine – dans une commune recherche de ce qu’il appelle

« une libération sonore, une ivresse, un vertige qui sont plus authentiques, plus intimes, plus éloquents que l’art ».

En 1982, une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée par le service des études et de la recherche du ministère de la Culture et dévoile que cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique alors que les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une minorité de Français. De ce fait, Jack Lang, Christian Dupavillon, architecte-scénographe, membre de son Cabinet et Maurice Fleuret en déduisent que le paysage de la pratique musicale en France reste à découvrir. Alors, ils imaginent une grande manifestation populaire qui permette à tous les musiciens de s’exprimer et de se faire connaître.
C’est ainsi que la première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord.

 

Une Fête gratuite, ouverte à toutes les musiques « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les Français

Cette union des musiciens professionnels et des amateurs, cette attention nouvelle portée à toutes les musiques (rock, jazz, chanson, musiques traditionnelles, musiques dites savantes, etc.), devenaient ainsi, à travers la réussite immédiate d’une manifestation populaire et largement spontanée, la traduction d’une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques des amateurs.

La Fête de la Musique commence à s’exporter en 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique et se développe dorénavant dans le cadre d’une charte, « La Fête Européenne de la Musique », signée à Budapest en 1997, et ouverte à tous les nouveaux partenaires souhaitant s’y associer. Les principes de cette charte s’appliquent désormais à tous les pays, y compris hors d’Europe, qui souhaitent s’associer à la Fête de la Musique.

 

En moins de dix ans, la Fête de la Musique est reprise dans quatre-vingt-cinq pays, sur les cinq continents

Succès international, phénomène de société, un timbre poste lui est consacré en 1998. En 2015, plus de 120 pays dans le monde participaient à la Fête de la Musique.

La Fête de la Musique est aussi porteuse des nouvelles tendances musicales : renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, des musiques urbaines, etc.

Elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel de l’hôpital, rapproche les établissements scolaires de la musique, établit des liens et des échanges entre la ville et ses périphéries, irrigue les communes rurales, valorise le travail d’un individu, d’un groupe, d’une association ou de toute une communauté.

La Fête de la Musique favorise ainsi naturellement la visibilité et l’accès aux pratiques artistiques et culturelles et manifeste chaque année sa capacité à évoluer et à se pérenniser. Issue du ministère de la Culture et de la Communication, la Fête de la Musique s’épanouit et se diffuse dans l’espace public, avec le public et pour le public.

 

La gratuité de l’événement facilite la rencontre entre les musiciens amateurs ou professionnels et le public. Cet esprit de communion nourrit la dimension expérimentale des rencontres musicales. Celles-ci investissent l’espace public et sont, pour beaucoup, l’occasion de vivre un premier concert et de découvrir de nouveaux registres d’expression musicale. Ces instants participent à l’enrichissement des êtres et à l’amorce de leur développement.La musique revêt une dimension sensorielle et génère des mondes nouveaux chez les individus curieux. L’art transcende alors l’esprit par ses « flatteries », ses « appels » et les « univers qu’il suscite », au risque de « perdre la raison » si l’on s’y abandonne, comme l’écrivait Emil Cioran. À cet effet, le ministère de la Culture a choisi cette année de ne pas définir de thème pour la Fête de la Musique, laissant chacun libre de l’interpréter à sa façon.La force de l’émotion explique sans doute le succès international que connaît la Fête de la Musique, au travers des répliques déclinées chaque année dans plus d’une centaine de pays. 800 villes dans le monde partagent une liesse simple, autour d’un hymne à la diversité et à l’esprit d’initiative. Plus encore, la manifestation rend hommage de façon spontanée à tous les genres musicaux et à leurs histoires. Elle est une manière de se remémorer le pouvoir que confère la musique, vecteur d’émancipation sociale comme l’ont notamment démontré à travers les âges le jazz, le blues, la funk, la house ou plus récemment le grime.À chaque Fête de la Musique, l’énergie musicale irradie tous les participants et favorise l’entente, l’échange et la compréhension. Appropriez-vous cet instant de joie ; il suffit de le faire.
Françoise Nyssen – Ministre de la Culture